Aquiris (groupe Veolia), l'exploitant de la station d’épuration de Bruxelles-Nord ne respecte pas le contrat conclu avec la Région, c’est l’une des principales conclusions contenues dans le deuxième rapport d’experts réalisé suite à la fermeture de la station en 2009 et divulgué par "Le Soir". Selon le quotidien, la station rejette trop d’eaux non traitées en Flandre. Mais la ministre de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck, précise : la qualité des eaux traitées est conforme aux normes européennes. C’est le contrat conclu avec la région qui n’est pas respecté. La station est sous-dimensionnée.
-Rappel des faits et dernier rapport
- Invité du JT: Arnaud Pinxteren, député bruxellois
Le second rapport du collège d'experts "démontre qu'Aquiris a, dès le départ de la construction en 2003, fait le pari d'une technologie risquée - le traitement des boues par OVH (oxydation par voie humide) -, qu'elle a mal calibré un certain nombre d'équipements de la station et qu'elle a sous-dimensionné celle-ci de 20% par rapport au contrat de départ", précise le cabinet Huytebroeck.
"La Région a payé pour une maison de trois étages dont il manque le dernier. Le sous-dimensionnement est clairement de la pleine responsabilité d'Aquiris", déclare la ministre, rappelant que "la Région exige depuis longtemps qu'Aquiris corrige cette erreur, fasse les investissements nécessaires et les paye".
La station avait été fermée le 8 décembre 2009, provoquant le rejet d'eaux usées non traitées dans la Senne, le Rupel et l'Escaut. Dans un premier rapport, en novembre 2010, le collège d'expert avait estimé que cette fermeture n'était pas justifiée. Le deuxième rapport revient à présent sur les causes des dysfonctionnements.
VIDEO-REPORTAGE de Stéphanie Lepage et d'Emmanuel Tallarico. Intervenant:
Philippe Debry, président de la SBGE







