Et si ce qu’il y a de plus beau dans le couple était finalement la rupture ? Beau au sens tragique du terme. Vivant, le sang frappant les tempes en même temps que le cœur se vide d’un trait: applaudissements. De toute façon les histoires d’amour finissent mal en général. Alors autant bien s’y préparer. Car au fond, passés les picotements et la gaucherie des débuts, la relation amoureuse n’est guère plus – à peu de choses près – qu’un fleuve sans intérêt. La cascade, les chutes … voilà le spectaculaire. Niagara Falls ! Le théâtre et le cinéma l’ont bien compris. Au moment où le film iranien "Une séparation" caracole encore dans les salles obscures, nos théâtres se glissent avec délectation dans le même moule. Et les couples s’y précipitent, sans doute pour y trouver de quoi nourrir en verve leurs futures ruptures.
Un soir à Bruxelles reçoit Léa Drouet pour "Quelqu’un va venir" (Théâtre de la Balsamine), Cécile Vangrieken pour "Un séparation" (Théâtre du Méridien), Christophe Sermet pour "Une laborieuse entreprise" (Rideau de Bruxelles).









