On croyait tout connaître sur le Brésil. Football, carnaval, favelas et maillots de bain: plantage complet. Le vrai Brésil est ailleurs. Dans une culture de résistance, niée, enferrée, censurée, depuis qu’un certain Joao VI a posé le pied sur le sable de Rio. Mais c’était sans compter sur les artistes brésiliens. Ce sont des anthropophages, pour citer le poète Oswald de Andrade. Patiemment, ils se sont nourris des cultures du monde et, aujourd’hui encore, les épicent à leur goût. Résultat, une culture identitaire foisonnante, à la fois forte, libre et singulière. Mais aussi méconnue. Qui peut citer un artiste, un peintre, un courant brésilien ? Pour combler cette lacune, Europalia propose jusqu’en janvier un focus sur la culture brésilienne. "Un soir à Bruxelles" lui embraye le pas avec Kristine De Mulder, directrice d’Europalia, Dominique Tilkin Gallois, historienne de l’art, et Philippe Delvosalle, rédacteur pour la Médiathèque.









