La littérature et le cinéma entretiennent depuis le début du 20e siècle des rapports étroits et compliqués, le petit dernier lorgnant sa grande sœur avec déférence, humilité, et souvent un complexe tenace. On se souvient de Visconti obsédé par Proust et dont le film inspiré de La Recherche n’aboutira jamais. Mais le temps a passé et le petit frère a grandi. Aujourd’hui, le cinéma s’est affranchi et explore avec plus ou moins de bonheur d’autres territoires. Et les pratiques culturelles, d’une manière générale, tendent à s’incliner devant le triomphe de l’image. Du coup, c’est maintenant la littérature qui fait appel au cinéma. En cette rentrée littéraire, plusieurs romans belges s’inspirent de l’univers des tournages et des angoisses de cinéastes, Stefan Liberski allant jusqu’à créer un nouveau genre : le ciné roman.
Les deux romanciers, Marianne Sluszny pour "Le frère du pendu", et François Emmanuel pour "Cheyenn", sont les invités d'Un Soir à Bruxelles.









