Décidément, un film n’est pas un produit comme un autre. Les ouvrages d’économie du cinéma définissent d’ailleurs le septième art comme une industrie de prototypes. Donc fragile. Donc peu rassurante pour toute la profession.
Le problème devient particulièrement aigu avec des films à vocation "non commerciale", qui doivent parfois leur salut à des exploitants courageux. Ainsi le dernier film de Raùl Ruiz qui, faute de distributeur, n’a pu être projeté sur un écran belge que grâce à la bonne volonté du Vendôme. L’Arenberg qui, par ailleurs prépare son déménagement, projettera fin juin les 11 films présentés cette année à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs. Enfin, le festival "Age d’or Cinédécouvertes" qui proposera début juillet une vingtaine de films d’auteur non distribués en Belgique.
Mais la bonne volonté tiendra-t-elle encore longtemps ? Les pouvoirs publics doivent-ils encourager la vision et la fabrication de films que l’on sait d’avance non viables commercialement ?
On en parle dans un soir à Bruxelles en compagnie de Gabrielle Claes, directrice de la Cinematek, Frédéric Sojcher, cinéaste, et Thierry Abel, directeur du cinéma Arenberg









