
Tunis, Le Caire, Benghazi, Casablanca…, le cri de la révolte arabe n’a pas le même écho partout. Longtemps silencieuse, Beyrouth s’est levée à son tour ce week-end pour protester contre l’arsenal du Hezbollah. Ensemble, musulmans et chrétiens ont défilé sur la place des Martyrs, une marée humaine qui rappelle la ‘Révolution du Cèdre’ déclenchée il y a 6 ans, après l’assassinat de Rafic Hariri.
Mais aujourd’hui Beyrouth est fatiguée. Usée par le sectarisme. Blessée par 15 ans de guerre civile. Une fatigue qui n’empêche pas la création artistique, bien au contraire. La guerre civile a marqué la ville, les artistes tentent de la transfigurer. Plasticiens, cinéastes, écrivains photographes, tous s’emploient à montrer qu’un futur est possible pour Beyrouth, comme pour toutes les villes arabes. Une réflexion qui sera menée pendant 3 jours aux Halles de Schaerbeek.
En attendant, mercredi ce sera ‘Un soir à Beyrouth’ avec le musicien Rodolphe Burger, la photographe Yasmine Eid Sabbagh, et les auteurs Jihane Sfeir et Lieven De Cauter.









