C’est un véritable coup de foudre, on peut même parler d’un amour torride qui se joue sous nos yeux entre le cinéma et la bande dessinée. Du papier à la toile, ils font tous le grand saut: Blueberry, L’élève Ducobu, Adèle Blanc- Sec, Lucky Luke, Michel Vaillant, Le petit Nicolas … et bien sûr Tintin, emmené par le maestro Spielberg. Et dans ce grand emballement, l’animation n’est pas en reste, des Schtroumpfs à Titeuf en passant par Le chat du rabbin.
On pourrait s’en réjouir. Oui, mais.
Car cette love story s’essouffle vite, et les trahisons sont nombreuses. Largo Winch et Quartier Lointain déçoivent, Iznogoud et les Bidochon ont été de vrais gâchis dans les salles obscures. Seuls un ou deux Batman et l’Astérix de Chabat parviennent à sortir du lot.
A vrai dire, les perles sont ailleurs, dans l’animation elle-même. Valse avec Bachir, Panique au village, l’illusionniste, Fantastic Mister Fox, sans parler des productions Ghibli.
A l’occasion des 30 ans du Festival Anima, "Un soir à Bruxelles" fait le rangement dans les rayons de l’animation en compagnie de Philippe Moins (directeur d’Anima), Delphine Renard (réalisatrice, atelier Zorobabel) et Jean-François Pluijgers (journaliste, critique de cinéma)









