Dix jours après l'entrée en vigueur de la loi Salduz, le Débat analyse son application à Bruxelles. Cette législation permet à toute personne privée de liberté de bénéficier des conseils préalables d'un avocat et de sa présence lors de la première audition. Une loi qui connaît un démarrage difficile. Seuls trois avocats francophones sont volontaires sur le territoire des dix-neuf communes. Une absence de motivation due par les conditions de financement et la multiplicité des lieux d'audition. Côté syndical policier, on regrette un manque d'information et d'infrastructures, et on craint que la procédure génère un travail supplémentaire qui diminuera le nombre d'agents sur le terrain. Enfin, la circulaire diffusée par le parquet de Bruxelles fait polémique: elle liste de préventions qui peuvent ne pas entraîner d'arrestation.
Invités:
- Anne Gruwez, juge d'instruction au tribunal de première instance de Bruxelles
- Jean-Marc Meilleur, Substitut du procureur du Roi
- Geoffroy Cruysmans, membre du conseil de l’ordre de Bruxelles et président du bureau d’aide juridique de Bruxelles
- Vincent Gilles, président national SLFP-Police









