Francis Molkau est atteint de "collectionnite" aigue. Passionné par tout ce qui touche à l'Expo 58, il amasse des trésors dans son garage, depuis le ticket d'entrée ou le cendrier jusqu'à l'objet devenu un peu plus rare telle une reproduction en ivoire de la Flèche du Génie Civile. Les objets les plus petits se retrouvent dans des boîtes. Il a ouvert l'une d'entre elle pour l'équipe de Télé Bruxelles. L'occasion de constater que l'Expo 58 a engendré une multitude d'objets utiles ou non. Aujourd'hui, à côté des documents filmés ou photographiés, ils perpétuent la mémoire de cet évènement marquant pour tous les Belges.
De nombreux Belges vouent une nostalgie à l'Expo 58 et les collectionneurs sont très nombreux. En 1958, les organisateurs avaient déployé des talents de publicitaires pour diffuser et vendre des dizaines d'objets, souvenirs, accessoires et autres gadgets siglés du célèbre logo étoilé de l'exposition ou de l'imposant Atomium. Aujourd'hui, les objets d'époque se vendent dans des gammes de prix allant de l'euro symbolique à la liasse de billets de 100 euros. Au rayon des objets rarissimes et donc chers, on trouve des plaques originales de l'Atomium, des tables (100 euros en moyenne), des services complets siglés Expo 58 (50 et 100 euros), etc. Les objets uniques comme des pousse-pousse d'époque ou des documents inédits se négocient à des sommes allant de quelques centaines d'euros à plus d'un millier d'euros. Internet a permis de relancer l'offre des collections en tous genres, dont celle concernant l'Expo 58, mais il a aussi favorisé la hausse des prix.










